Le 18 mai 2025, sur la place Saint-Pierre, le pape Léon XIV célébrait la messe d'inauguration de son pontificat devant plus de 200 000 fidèles. Tout au long de la cérémonie, une série d'objets et de vêtements ont rappelé, un à un, qui il était désormais : le successeur de Pierre à la tête de l'Église catholique.
L'anneau du pêcheur
Au doigt du pape brille l'anneau du pêcheur, sa bague pontificale. Il marque son lien direct avec Pierre, le premier des apôtres. Son nom renvoie à l'appel lancé par le Christ à Simon-Pierre sur les bords du lac de Tibériade, l'invitant à devenir « pêcheur d'hommes » : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras » (Lc 5, 1-11). L'anneau remis à Léon XIV représente saint Pierre avec les clés et le filet. C'est le cardinal philippin Luis Antonio Tagle qui, au nom de l'ordre des cardinaux-évêques, l'a passé à son doigt.
Le pallium
Deuxième signe : le pallium. Cette bande de laine blanche ornée de croix, posée sur les épaules, évoque la brebis égarée que le Bon Pasteur ramène au bercail. Elle est le symbole du zèle et de l'humilité du pasteur. Le pape l’a reçu lors de la messe d’inauguration de son pontificat mais il n’est pas le seul à le porter. C’est également le cas des primats et des archevêques métropolitains, qui ont la charge d’une province réunissant plusieurs diocèses.
La férule
Vient enfin la férule, l'un des attributs les plus visibles et les plus éloquents du pouvoir spirituel du pape. Avant le pontificat de Paul VI, il ne s'agissait que d'un simple bâton pastoral surmonté d'une croix, que les papes ne prenaient qu'à l'occasion des jubilés, lors des cérémonies d'ouverture et de fermeture des portes saintes. Aujourd'hui, la férule accompagne chaque procession et chaque bénédiction des messes solennelles. Pour la petite histoire : depuis le 6 janvier 2026, jour de l'Épiphanie et de la fermeture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, qui marquait la clôture du Jubilé, Léon XIV utilise une nouvelle férule. Selon le Bureau des célébrations liturgiques, elle montre un Christ non plus cloué par la Passion, mais au corps glorifié « dans l'acte d'ascension vers le Père ».
Sibylle Delaitre
