Dans le monde d’aujourd’hui, beaucoup de jeunes sont si incertains de leur avenir… En les écoutant, avec mes frères, nous nous interrogeons : y aurait-il des réalités d’Évangile qui leur permettent de sortir du découragement, et rendent leur vie meilleure, plus épanouie ? Oui, il y en a. Et l’une de ces réalités c’est d’accueillir et d’être accueillis. Nous découvrons avec mes frères combien un accueil, même avec peu de moyens, permet de retrouver une espérance.

Et peut survenir alors une découverte inattendue : une prière commune, la beauté du chant, soutiennent cette espérance, incomparablement.

Et quand, seuls ou avec d’autres, nous ne savons pas comment prier, il y a un apaisement à comprendre qu’il est possible de prier avec presque rien. Parfois nos lèvres demeurent fermées, nous gardons le silence, mais notre âme est ouverte devant Dieu et elle lui parle. Et l’Esprit Saint prie en nous.

Y a-t-il encore d’autres valeurs qui rendent la vie belle ? Parmi elles il y a la simplicité du coeur, qui entraîne à une simplicité dans la vie.

Un jour le Christ entend un croyant lui dire « Je crois, viens au secours de mon incrédulité ». Le Christ comprend ces doutes et cet appel au secours. Et il avait déjà dit dans l’Évangile : « Par votre inquiétude vous ne pouvez pas ajouter un seul jour à votre existence. »

Alors nous saisissons que l’essentiel est de vivre en toute simplicité le très peu, oui le très peu, que nous avons compris dans l’Évangile.

Avec mes frères, ceux qui sont ici à Taizé ou ceux qui vivent parmi les plus démunis à travers le monde, nous avons conscience que notre vocation nous appelle à être tout simples, comme des pauvres de l’Évangile.

Cela signifie de ne pas nous imposer, ne pas être des maîtres spirituels, mais des hommes qui écoutent, pour comprendre les autres, et discerner en eux la beauté profonde de l’âme humaine.

Une des plus lumineuses paroles de notre temps a été exprimée lors du dernier concile. Cette parole la voici : « Le Christ est uni à tout être humain sans exception » « … même si celui-ci n’en a pas conscience. »

En effet, sur la terre, des multitudes ignorent que Dieu pose son regard d’amour sur chaque être humain et que Dieu nous cherche inlassablement.

Le savons-nous assez ? Tous nous pouvons rendre la vie meilleure à ceux qui nous entourent, au près ou au loin. Et comment ? Par notre accueil, par la simplicité de notre coeur et de notre vie.

Références bibliques :

Référence des chants :