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Près de Sore, village des Landes,
 les pins cassés ne se comptent plus.
 Michel, un géomètre, regarde avec effroi
 tous ces arbres broyés par l’ouragan.
 Comme Job, il hurle son désespoir :
  "A quoi bon se dépenser ?
La vie sur la terre est vraiment une corvée ! "

Depuis le commencement du monde,
 combien d’hommes et de femmes éprouvés
 ont-ils ainsi crié leur révolte,
 et invoqué Dieu avec colère :
  "Dieu, es-tu sourd à notre détresse ?
Pourquoi restes-tu muet
devant nos épreuves ?
Notre malheur te laisse-t-il indifférent ?

Autour de nous, ce ne sont souvent encore
 que plaintes et récriminations :
  "C’en est trop ! La tempête, la marée noire !
Le monde se détraque… !"

Dieu abandonnerait-t-il les hommes ?
 Les laisse-t-il et les laissera-t-il
 toujours dans la tourmente ?

En cette année jubilaire, souvenons-nous… :
 Voici 2000 ans un appel a retenti
 au bord du lac de Tibériade.
  "Venez, suivez-moi !" proposait un homme.
 Quatre pêcheurs ont alors tout quitté
 pour le suivre.

Dans cette scène de l’évangile de Marc
 que nous venons d’entendre,
 nous retrouvons ces quatre premiers disciples :
 ils viennent de découvrir qui est cet homme
 et quel est le chemin de vie qu’il leur propose.

A Capharnaüm, devant cette femme couchée
 et minée par la fièvre, Jésus ne parle pas.
 Il ne reste pas pour autant à distance. Il agit :
 Jésus prend la malade par la main
 et la relève guérie.
 Aussitôt, la belle mère de Simon-Pierre
 retrouve le goût de la vie et du service.

En Jésus, Dieu s’est approché
 des hommes comme jamais.
 Son seul but : guérir et remettre debout.

Ce qui veut dire que pour tout homme,
 chrétien ou non,
 le premier devoir est d’aider ses frères
 en difficultés afin de les réconforter,
 non par de belles et seules paroles
 mais par des actes concrets.

Une armée de bénévoles a porté secours
 aux personnes sinistrées de l’Ouest de la France.
 Cette générosité exprimée et manifestée
 est un signe de l’Évangile vivant aujourd’hui.

Mais revenons à Jésus :
 Le lendemain de cette journée exténuante,
 Il se lève à l’aube et se retire au désert
 dans le calme et le silence.
 Avant de continuer sa route,
 Il prend le temps de se replonger
 dans l’intimité du Père.
 Il y puise cette compassion
 pour tous les blessés de la vie qui viennent à lui.

Ceci veut dire, pour nous aujourd’hui,
 qu’il nous faut prendre du temps
 pour rencontrer dans la prière
 celui qui donne sens à notre vie et à l’univers.
 En effet, près de moi se tient celui qui,
 à la place de mon coeur de pierre
 peut me donner un coeur de chair.
 Dans ce coeur à coeur, Dieu me remplit
 de son amour pour le monde
 et me donne la force pour proclamer
 la Bonne Nouvelle à temps et à contretemps.

"Partons ailleurs…" Cet impératif souligne
 l’urgence de la mission auprès de tous.
 Les premiers disciples voulaient retenir Jésus
 à Capharnaüm, le freiner dans sa mission
 Mais le champ d’action de Jésus est illimité.

Parfois, nous sommes en effet tentés
 de rester entre nous,
 dans des groupes familiers et chaleureux, avec seulement des visages connus.

Entendons l’appel du Christ
 à marcher sur des terres arides,
 à ouvrir les yeux sur des hommes sans repères
 qui cherchent une réponse à leur désarroi.

Si la Bonne Nouvelle transforme notre vie,
 nous devons, à notre tour, la répandre partout.
 Le Christ nous a en effet dit, au prix de sa vie :
  "Seul l’amour sauve le monde."

Références bibliques :

Référence des chants :