Adorer

"Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique." Cette fête de la Sainte-Trinité est comme un résumé de toute l’histoire de notre salut que nous célébrons depuis le premier dimanche de l’Avent jusqu’au dimanche de Pentecôte. Dieu a tant aimé le monde qu’il a tout fait pour le sauver : longue histoire de l’amour de Dieu, où culminent la mort et la résurrection du Christ et l’envoi de l’Esprit Saint pour que tous les hommes aient la vie. Chacun, à notre manière, nous expérimentons l’intervention de Dieu dans l’histoire de notre vie. Le signe de la croix – au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit – ce signe rythme notre vie dans ses joies et ses peines, dans ses échecs et ses espérances profondes.

Un désir impérieux s’impose alors à nous : connaître celui qui a tant fait pour nous. C’est la fête d’aujourd’hui. La question monte : "Toi, Seigneur, toi qui a tant fait pour nous, toi, qui es-tu ? Oh ! mon Dieu, que je te connaisse enfin !" Moïse a entendu la réponse : "Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité." Nous sommes emportés au cœur de l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nos yeux, éblouis, s’ouvrent sur une lumière douce et sereine. Dieu est communion d’amour.

Une seule attitude est possible : adorer ; se prosterner comme Moïse. Non point se soumettre comme des esclaves, mais adorer comme des fils : laisser monter du fond de nous-mêmes ce respect, cet élan d’amour, cette crainte pleine de délicatesse que nous éprouvons devant ce qui est Vie. Adorer.

Pour adorer, voici le chemin : le silence. Si les moines cherchent le silence, que Dieu trouve en eux tout l’espace où rayonner. Ce mystère est si grand qu’il n’y a pas de mots pour le dire. N’ayons pas peur du silence autour de nous, en nous. Laissons-nous saisir progressivement par sa profondeur : il nous conduira à l’adoration du Père par le Fils dans l’Esprit.

Références bibliques :

Référence des chants :