Chers amis téléspectateurs,

Avec l’équipe du Jour du Seigneur, nous souhaitions vous proposer un pèlerinage télévisuel auprès du tombeau de l’apôtre Pierre à Rome. Nous y sommes !
Pourquoi un pèlerinage ? Pour ressourcer notre foi !
Mais, ici, au contact avec des moines et des moniales, et en méditant l’Evangile, je crois déjà découvrir que le premier pèlerinage que nous faisons est d’abord en nous-même… En nous, parce que c’est là que, mystérieusement mais véritablement, une voix nous appelle. Jésus nous le dit : « Mes brebis écoutent ma voix »

Faisons silence, frères et sœurs, et essayons d’écouter cette voix.

Ce n’est pas simple. Nous entendons plusieurs voix. J’entends d’abord que je n’ai pas envie de suivre un troupeau. J’entends aussi que j’ai pourtant envie de suivre le Christ. Ces voix me déroutent : je veux bien suivre le Christ, mais sans l’Eglise. Mes passions poussent aussi des cris en moi : « tu n’as pas besoin de Dieu ! » ; « Tu n’as pas besoin des autres » ; « La vie n’est pas simple : veille à ton confort » ; J’entends encore : « On a toujours fait comme cela, pourquoi changer », et parfois j’entends aussi : « Fais à ta façon, ne t’occupe pas de la tradition » ; une autre voix dit en moi : « Tu souffres : replie-toi sur toi-même, ne crois plus en rien » ; et encore :  « La foi en Dieu et la morale, c’est fait pour les faibles »
L’apôtre Saint Pierre avait bien décrit cette expérience intérieure qui nous oblige à faire des choix pour vivre à la suite du Christ. Il exprimait ceci : « votre partie adverse, le Diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui, fermes dans la foi ! » (1 P 5, 8).

Alors pour lui résister, faisons encore silence, un peu plus, un peu mieux.

Et voilà que d’autres voix montent en moi. Je comprends qu’elles étaient étouffées par les premières. Elles disent : « Pense aux pauvres et aux faibles » ; « Grâce à toi, le salut parviendra jusqu’aux extrémités de la terre » ; Ces voix murmurent comme des mots d’amour : « Tu as du prix à mes yeux et je t’aime ». Elles affirment aussi : « C’est pour que tu sois libre que je t’ai libéré ». Elles m’interrogent : « Qui nous séparera de l’amour de Dieu ? ». Elles proclament : « Courage, j’ai vaincu le monde »… Alors, là, nous reconnaissons la voix du Seigneur.

Le Seigneur Jésus l’a dit : « ses brebis écoutent sa voix ». Or les voix du monde et de l’Evangile finissent tellement par se mélanger que nous nous demandions si nous réussirions à l’entendre, sa voix.

Mais le chant de la résurrection est victorieux en nous ; il illumine nos pensées et redonne de l’élan à notre force d’agir. Au fond de nous, nous le savions que nous pouvions entendre sa voix. Maintenant nous le croyons vraiment, car Jésus nous dit avec assurance : « Moi, je connais mes brebis et elles me suivent ». Il sait quelle voix nous touchera, puisqu’il nous connaît ; quelle parole nous aidera. Réconfort ? Encouragement ? Pardon ? Nous savons qu’il trouvera de quelle manière se faire entendre.
Je l’entends dans ma prière et dans l’expérience de son Eglise. Je l’entends quand je lis la Bible. Je l’entends quand je m’y attends le moins, face à mes proches par lesquels il vient à moi. Je l’entends quand je rencontre cet inconnu qui a besoin de mon aide ou celui-là qui vient me soutenir. C’est ainsi qu’il a appelé tellement de grands saints ! Il a chamboulé tellement d’existences qui ont été transformées, pourquoi pas la mienne, si je crois en lui ?
Je suis toujours étonné par ces gens qui me disent : « à 20 ans, à 50 ans, je me suis converti » alors qu’ils étaient chrétiens et allaient à la messe depuis leur enfance. Mais à ce moment-là, ils ont redécouvert le Christ comme une source en eux. Ils ont entendu sa voix ! Et le désir de vivre dans la joie de l’Evangile les a saisis.

Vous avez peut-être encore peur de ne pas reconnaître la voix du Seigneur dans le tumulte de votre vie ? Gardez confiance. Ecoutez votre cœur ! Ecoutez-y sa voix ! Il vous connaît et il vous appelle.

« Je vous tiens par la main », dit Jésus, comme un amoureux.

Références bibliques : Ac 13, 14.43-52 ; Ps 99 ; Ap 7, 9.14b-17 ; Jn 10, 27-30

Référence des chants : Liste des chants de la messe du 210413 à Rome