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Frères et Sœurs,

En ce début de semaine de prière pour les Missions, nous célébrons notre raison d’être en Église.

Nous sommes un peuple d’Évangile, un peuple de missionnaires, envoyés pour porter la Bonne Nouvelle du salut à tous les peuples.

Au souffle de l’Esprit-Saint, nous sommes envoyés sur les routes du monde, témoins du Christ ressuscité, comme il l’a demandé.

Dans ce monde qui présente tant de visages humains, tant de difficultés, tant de signes positifs et tant d’espoirs, les chrétiens sont convoqués par le Seigneur pour regarder avec Lui la vie des hommes, des femmes, des jeunes et des enfants. Dieu s’y est engagé ; et il nous invite à y bâtir une « civilisation de l’amour » (Jean-Paul II).

Avec la Parole de Dieu que nous entendons aujourd’hui, comprenons bien que le Dieu d’amour engage les hommes et les femmes qui marchent à la suite de Jésus à manifester leur espérance par leur participation à la construction du Royaume de Dieu. Ainsi le témoignage de vie de foi et de charité nous permettra d’être "sel de la terre" et "Lumière du monde" (Matthieu). Le CHRIST a sauvé le monde ; II nous y envoie pour poursuivre sa MISSION : sauver le monde avec Lui. C’est la raison pour laquelle nous avons le devoir de continuer à accomplir ses actes et de proclamer sa Parole. Ne chantons-nous pas bien souvent : "Le monde a tant besoin, Seigneur, de ton amour"…

Pour concrétiser notre démarche de peuple de témoins du Christ ressuscité, nous vivons cette Eucharistie et ce début de semaine de prière pour les Missions avec une note toute spéciale que nous apporte la communauté Indo-Guadeloupéenne.

Chers frères et sœurs, vous célébrez le 150e anniversaire de votre arrivée dans l’archipel guadeloupéen. Et cette année 2004 vous conduit à faire une belle lecture de votre vie. Si aujourd’hui, il y a une mise à niveau de votre culture indienne, il faut bien penser que dans la société comme dans l’Église, nous n’avons pas toujours su vous donner votre place à part entière. Le travail vous a conduit en Guadeloupe et l’histoire nous relate les circonstances de votre arrivée et notre manière de vous accueillir, disons, sur la pointe des pieds. Cependant vous avez su faire preuve de courage au travail, de détermination, de ténacité d’ouverture pour acquérir les droits civiques et Monsieur Henri SIDEMBAROM a été l’artisan efficace pour l’intégration du peuple indien dans le peuple guadeloupéen et dans la nation française.

Quel chemin parcouru… ! Regardons la société guadeloupéenne…vous y êtes présents et vous participez à la vie économique, culturelle, sociale, ecclésiale.

Maintenant, vous êtes des actifs, des engagés dans une population multi-ethnique. Avec toutes les autres composantes de notre société guadeloupéenne, sachons regarder ensemble l’avenir.

Les 150 années vécues sur ces terres sont comme un appel à une fraternité où des hommes et des femmes prennent plus encore conscience de leur complémentarité à bâtir le peuple guadeloupéen.

Évêque du Diocèse, je veux m’engager "à faire du peuple guadeloupéen, le peuple de Dieu en Guadeloupe". Et, c’est la raison pour laquelle je ne peux pas vous ignorer. Je ne peux pas oublier votre culture. Cette démarche est importante pour l’Église en Guadeloupe. Déjà, j’ai fait venir des prêtres indiens dans le diocèse pour nous aider à faire Église avec vous, à comprendre votre culture avec l’Évangile. Avec vous, frères et sœurs, indo-guadeloupéens chrétiens, il existe en vous comme chez les autres chrétiens une certaine maturité pour épouser la mission du CHRIST, chez nous.

Nous nous retrouvons tous autour de Lui ; nous écoutons ensemble la Bonne Nouvelle pour la vivre et l’annoncer ; nous sommes vraiment les témoins de l’Évangile.

La semaine mondiale des Missions nous fait regarder l’Asie, l’Afrique, l’Europe, l’Amérique, l’Océanie, c’est-à-dire des continents à l’origine du peuple guadeloupéen. Que notre prière missionnaire ouvre la porte du salut à tous nos frères et sœurs de par le monde. Mais commençons déjà chez nous à faire entendre l’Évangile et à manifester le Christ ressuscité à tous nos compatriotes.

À la fin du Jubilé, le Pape Jean-Paul II, nous a écrit une belle lettre pour nous signifier que "le monde du nouveau millénaire a besoin de témoins de Jésus-Christ".

Que notre célébration eucharistique nous permette de partir en MISSION.

Amen

Références bibliques :

Référence des chants :