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Comme chaque année, en ce dimanche des Rameaux, l’Église nous a fait enten-dre le récit de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ. Ce récit, tiré cette année de l’Évangile selon saint Luc, est profondément émouvant, tout en gardant une grande so-briété. On peut d’ailleurs dire la même chose des récits de la Passion contenus dans les autres Évangiles. Ce sont ces textes-là qu’il nous faut sans cesse lire, entendre, méditer. Ce sont eux qui nous permettront de découvrir le sens profond de la passion et la mort de Jésus : un acte d’amour immense, qui entraîne toute l’humanité vers la résurrection

La Passion que nous venons d’entendre contient trois paroles de Jésus en croix qui ne figurent pas dans les autres Passions. Je vous propose de nous arrêter un instant sur chacune d’elles.

« Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. »
 Jésus demande pardon pour ceux qui le mettent à mort. Il se fait même leur avo-cat, et plaide les circonstances atténuantes. Son amour est plus fort que toutes les haines, plus fort que tous les péchés qui ont été et pourront jamais être commis. Il est la traduc-tion concrète de l’appel qu’il adresse à ses disciples : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent ».

« Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
 Cette seconde parole est la réponse de Jésus à l’un des deux malfaiteurs crucifiés à ses côtés, qui vient de s’adresser à lui avec confiance. En entendant cette parole, nous comprenons que ce que Dieu veut nous donner, le partage de sa propre vie dans la Joie éternelle, n’est nullement réservé à une élite, à des gens qui seraient parfaits et sans reproche. Quel que soit notre passé, quels que soient nos échecs, quel que soit notre péché, nous pouvons nous tourner vers Jésus avec confiance, dans la certitude qu’il nous accueillera.

« Père, entre tes mains je remets mon esprit. »
 Jésus s’en remet à son Père, en pleine confiance. Il se donne à lui, sans réserve. Il lui dit oui, dans un amour total. En contemplant Jésus prononçant cette parole, nous pouvons désirer et demander que nous aussi nous vivions notre mort, lorsqu’elle vien-dra, comme un don total de nous-mêmes, dans l’amour et la confiance. Nous pouvons désirer et demander que toute notre vie, dès aujourd’hui, soit un don de nous-mêmes à notre Père des cieux, et à nos frères et soeurs.

Tournons-nous donc vers Jésus, durant cette eucharistie, pour que lui-même nous fasse partager son amour immense pour le Père et pour tous les hommes.

Références bibliques :

Référence des chants :