Le Jour du Seigneur est partenaire de la 36e édition du Grand Prix Pèlerin du patrimoine qui récompense des projets de restauration et de création patrimoniale en France.
Cette année, huit distinctions ont été remises pour encourager la transmission du patrimoine culturel dans toute sa diversité. Félicitations aux huit lauréats pour leur passion et leur travail exceptionnel qui illuminent notre héritage collectif.
Le Jour du Seigneur soutient le patrimoine
Le Grand Prix Pèlerin du patrimoine s’inscrit dans cette démarche et soutient l’engagement de ceux et celles qui contribuent à rendre vivant ce patrimoine.
Le Prix Pèlerin des médias, avec le soutien du CFRT/Le Jour du Seigneur, a récompensé en 2026, la statue de la Vierge à l'oiseau de la chapelle Saint-Laurent de Lannourec (Finistère).
Cette statue, typique de l’art breton du XVe siècle, est sculptée dans un granite qui, aujourd’hui, s’effrite. Le prix contribue à une restauration complète qui lui rende aussi ses couleurs d’origine, sous huit couches de repeints. La Vierge à l’oiseau, de 150 kg pour 1,13 m, œuvre classée aux Monuments historiques, peut retrouver sa place dans la chapelle Saint-Laurent de Lannourec, déjà restaurée par la municipalité.
Les autres Prix et lauréats
Prix Pèlerin de la création et de la rénovation d'églises en Ile-de-France : église Saint-Jean-Bosco à Paris XXe
L’église Saint-Jean-Bosco, dans le XXe arrondissement de Paris, nécessite, très vite, des travaux d’étanchéité. La toiture laisse filtrer l’eau et met en danger le décor intérieur de style Art Déco. La pierre éclate déjà autour des vitraux et menace leur intégrité. Il faut aussi décaper l’enduit pour laisser respirer le béton de cet édifice à l’histoire très riche, inscrit aux Monuments historiques en 2021.
Prix Pèlerin Ensemble pour le patrimoine : le clocher Saint-Aignan de Gilles (Eure-et-Loire)
Le clocher du XVIIe siècle de l’église Saint-Aignan s’est mis à pencher et à menacer tout l’édifice. Il faut refaire toute la structure en bois qui maintient le fût en cuivre de ce clocher.
Prix Pèlerin de la transmission et du partage : Notre-Dame-de-l'Etanche à Lamorville (Meuse)
Il faut très vite poser une toiture provisoire sur le logis pour protéger murs et caves et permettre aux restaurateurs de travailler à l’abri des intempéries.
Prix Pèlerin des clochers au coeur des villages : portail de l'église de l'Assomption à Moutier d'Ahun (Creuse)
Le très beau portail gothique ouvragé de l’église paroissiale s’abîme, car il subit des remontées de sel liées à l’humidité, qui rongent le granite. Une première phase de travaux permettra de gérer le flux des eaux pluviales, restaurer les parements de pierre et refaire leurs joints, nettoyer, dessaler et consolider les sculptures du portail.
Prix Pèlerin du patrimoins monastique : cloître du monastère Notre-Dame de Sarrance (Pyrénes-Atlantiques)
Le monastère dédié à Notre- Dame et appartenant à l’ordre des Prémontrés possède un original cloître à double étage. Malheureusement, cette belle architecture baroque, classée Monument historique, est en danger, car la toiture fuit, surtout lors des gros orages, fréquents dans la région. La pluie a aussi endommagé les menuiseries. En particulier, une rare balustrade en bois qui remonte au XVIIe siècle. La communauté doit engager d’importants travaux parmi lesquels la restauration de cette balustrade afin de préserver le bois d’époque dans son contexte.
Prix Pèlerin du patrimoine chrétien en péril : reconstruction des bâtiments conventuels de Saint-Jean de Méghri (Arménie)
Rendre à la communauté chrétienne l’usage des bâtiments conventuels du monastère Saint-Jean en restituant les traditionnels toits en terrasse, couverts de terre végétalisée, des communs situés au sud.
Prix Pèlerin de l'apprenti du patrimoine : Marion Eveno, vitrailliste
Lycéenne en bac arts appliqués, Marion découvre le travail du verre lors d’un stage à l’atelier Majjems, à Moulins (Allier), d’où elle est originaire. À 23 ans, elle est licenciée en travail du verre, détentrice d’un CAP de vitrailliste. Actuellement étudiante en licence d’histoire de l’art, elle poursuit avec un master de conservatrice restauratrice de vitraux, tout en continuant de travailler le verre chez elle pour « ne pas perdre la main ».
