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Don Emanuele di Marco

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Traduction de l'italien : 

Aujourd’hui, il nous est dit qui est Marie, qui est vraiment la Vierge Marie pour nous.
Aujourd’hui, il nous est dit ce que nous avons en commun avec elle. 
Et ceci au-delà des apparences.
C’est le thème de cette solennité : l’Assomption de Marie.
Au moment de mourir, Marie a été immédiatement élevée au Ciel, corps et âme. 
Marie montée au Ciel. À première vue, cela semble exceptionnel et n’appartenir qu’à elle.
En quoi cela nous concerne ? 
Eh bien si, nous le sommes, concernés.
Car l’Assomption de Marie annonce notre propre destin.
A la différence avec les autres caractéristiques exclusives de sa vie.

Prenons l’autre grand mystère de sa vie, celui de son début.
Nous le célébrons chaque année le 8 décembre, avec la solennité de l’Immaculée Conception.
Marie est l’Immaculée, car dès sa conception, dans le sein de sa mère Anne, elle a été épargnée.
Épargnée des effets du péché originel, par -entre guillemets - ce « virus » qui se transmet automatiquement à chaque conception humaine.
Marie a été conçue sans l’héritage inévitable du péché, Marie n’a aucune idée de ce qu’est la méchanceté personnelle.
Cette méchanceté potentielle que nous portons malheureusement tous en nous.
Même la meilleure éducation ne peut y remédier.
Aucun de nous n’est immaculé, aucun de nous n’est radicalement sans péché.

C’est ce qui rend Marie exceptionnelle, uniquement semblable à Jésus, son Fils, mais depuis toujours Fils de Dieu.
Ensuite, il y a la grande particularité de sa vie.
Elle seule est la Mère de Dieu.
Elle est la seule mère humaine de Jésus.
À aucune autre femme, à aucun autre parent, il n’a jamais été annoncé qu’un enfant serait conçu par le Saint-Esprit.
Joseph n’y est pour rien.
L’Annonciation a donc été la révélation de quelque chose d’incroyable.
Toujours vierge, Marie a conçu, elle a conçu par l’action du Saint-Esprit.

Marie est donc la femme exceptionnelle qui présente ces deux grandes particularités :
Immaculée et « montée au Ciel ».
Unique en son être humain sans l’ombre du péché.
Unique en son être de Mère du Fils de Dieu.
Unique au monde !
Il n’y a pas d’autre Immaculée, il n’y a pas d’autre femme « montée au Ciel ».

Revenons à la fête d’aujourd’hui : 
l’Assomption, c’est-à-dire l’accomplissement total 
de la vie de Marie, âme et corps, en Dieu.

Une particularité qui, cette fois-ci, n’est plus seulement la sienne.
Ce n’est pas un privilège exclusif ou exceptionnel.
Au contraire, Marie est celle qui a été enlevée au Ciel, et nous le serons aussi !

Comme le dit le Père Ermes Ronchi un prédicateur connu :
« Marie est la sœur qui nous a précédés, son destin est le nôtre, et ce dès maintenant. »
Son destin est le nôtre.
Nous aussi, nous serons élevés au Ciel ! 
Corps et âme !

C’est peut-être là l’aspect le plus étonnant de notre foi.

Marie en est la preuve, après la résurrection de son Fils.
Son tombeau est lui aussi vide ; mieux encore, il n’a probablement jamais existé.
Saint Paul nous l’a dit très clairement aujourd’hui :
« Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.
Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.
((((En effet, de même que tous meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie. »))))
En Christ, nous ressusciterons tous !

Et saint Paul ajoute :
« Chacun cependant à sa place : en premier le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. »
Marie, elle, n’appartient pas seulement au Christ. Elle est la Mère, la femme qui a donné au Fils de Dieu son humanité charnelle.
Son corps aurait-il pu se décomposer, pourrir avec la mort ?
Depuis 2000 ans, la foi répond que non.

Mes amis, nous sommes au Christ.
Notre corps a donc une perspective, une perspective éternelle et transcendante.
Pas immédiatement, comme Marie. 
Mais avec certitude à la fin des temps !
Cela nous semble impossible, lorsque nous nous trouvons face à un corps
sans vie ou face aux cendres d’un défunt.
Nous avons besoin de réentendre saint Paul, qui dit aux chrétiens de Corinthe :
« Si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine ». (1 Co 15, 14)
Ce même Paul écrit ensuite 
à la communauté de Rome :
« Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.
Et elle n’est pas seule. Nous aussi, (…) nous gémissons intérieurement en attendant la rédemption de notre corps » (Rm 8,18-23).

La rédemption de notre corps.
Notre ascension !
Nous ne parlons pas ici de la survie de l’âme, mais de la résurrection, c’est-à-dire de la réanimation et de la transfiguration 
de notre composante physique, corporelle.
Le mot « résurrection » fait toujours référence au corps.
Nous l’associons souvent à l’âme, mais ce n’est pas le sens exact !
Aujourd’hui, saint Jean, dans le livre de l’Apocalypse, nous le présentait ainsi :
« Un signe grandiose (apparut) dans le ciel :
une femme vêtue du soleil, la lune sous ses pieds et, sur la tête, une couronne de douze étoiles » (Ap 11,12).

Saint Paul disait :
« Je considère (en effet) que les souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire future qui sera révélée en nous ».
Cette gloire future de notre corps, élevé et transfiguré dans la gloire de la beauté de Dieu, au-delà de ses qualités, au-delà de ses défauts, sera géniale.
D’une beauté que même les plus beaux mannequins ne peuvent égaler !
Ce corps qui est le nôtre, dans lequel nous ressentons la densité de la joie, dans lequel nous souffrons la profondeur de la douleur, deviendra, au dernier jour, un joyau de beauté humaine !

Ermes Ronchi, le prédicateur que je viens de citer, écrit si bien :
« L’Assomption est la fête de notre pèlerinage commun vers la vie.
Nous sommes une humanité souffrante, mais en marche ; une humanité blessée, et pourtant en marche ; (…) une humanité qui aime avec la même intensité le ciel et la terre. »

Chers amis,
c’est précisément cet espoir, que Marie vit déjà pleinement au Ciel, qui nous pousse à investir nos forces et notre amour dans toutes les réalités de ce monde.
L’Évangile nous racontait :
« Marie se leva et se rendit en hâte chez Élisabeth. »
Nous aussi, nous devons faire preuve de cette sollicitude envers tout et tous, en ce monde.
Car c’est ici, et nulle part ailleurs, que se prépare notre avenir éternel.

La résurrection finale n’effacera pas, mais transfigurera.
Aujourd’hui, avec les yeux de la foi, nous le voyons en Marie.
Marie montée au Ciel.
Et avec elle, nous pouvons chanter, ici à la Vierge d’Ongero,
à Lourdes, à Fatima, et partout ailleurs :
« Mon âme exalte le Seigneur exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur, il s’est penché sur son humble servante.
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom ;
Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. »

Amen.


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