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Géraud : un saint laïc, de grande envergure ! En plein dans la vie sociale et politique de son temps, à la fin du 9ème siècle. Il naquit vers 850 à Aurillac, dans le Cantal. Il aura une enfance maladive et douloureuse. Son père, le comte d'Aurillac, le voyant atteint d'un eczéma considéré comme incurable, décida qu'il serait "d'Église" ; on lui fit enseigner la grammaire et le plain-chant*. Cependant, Géraud guérit de sa maladie et, à force de courage, il apprit le métier des armes : à la mort de son père, il devint seigneur d'Aurillac.
Pour faire face à ses responsabilités, Géraud commence par accomplir un pèlerinage à Rome aux tombeaux de saints Pierre et Paul ; il décide de demeurer célibataire "pour le Royaume des cieux". Le jeune comte d'Aurillac renonce à toute ambition politique et circule toujours sans armes ni gardes. Sa passion ? améliorer le vie matérielle et morale de ses sujets. Chaque année, il affranchit deux fois plus de serfs (pratiquement des paysans esclaves) que les seigneurs du voisinage. Rien ne lui plaisait tant que de pardonner, " pour être fidèle au commandement du Seigneur".

À son retour de Rome, le Comte Géraud avait fondé un monastère à Aurillac. Il aurait voulu s'y enfermer définitivement pour se consacrer à la prière ; mais sur le conseil d'un ami évêque, il reste dans le monde pour y vivre l'Évangile au service de tous. On l'admirera encore plus à la fin de sa vie : il était devenu aveugle, alors qu'il avait à peine 50 ans. Il supporta son épreuve avec une grande sérénité et s'endormit dans la paix de son Seigneur le 13 octobre 909, à Saint-Cirgues, dans le Cantal. On ramena son corps à Aurillac. Le tombeau de cet homme juste, bon et courageux, dans la magnifique abbatiale, constituait une étape importante, pendant tout le Moyen-Âge, pour les pèlerins en route vers st. Jacques de Compostelle.

Etymologie du germanique (Gérald) : "gari" lance, "wald" chef (qui gouverne).
* Chant latin du Moyen-Âge.