Je fais un don

Au lendemain de la Fête de Tous les saints, l'Église du Christ, Sauveur universel, fait mémoire de Tous les Défunts. Cette célébration a pour origine une initiative de saint Odilon Abbé de Cluny, au 9ème siècle. Par l'intermédiaire des nombreuses abbayes Clunisiennes, cette pratique se développa rapidement à travers toute l'Europe ; elle fut intégrée dans le calendrier de Rome au 14ème siècle. La Prière pour les Défunts fait partie d'une très ancienne pratique Judéo-chrétienne. Dans la Bible, le 2ème livre des Maccabées (les martyrs d'Israël) enseigne l'efficacité de la prière et de l'offrande pour tous ceux qui sont tombés dans les combats de la foi. La liturgie chrétienne dans les Prières Eucharistiques (est-ce qu'on le remarque suffisamment ?) étend sa supplication à tous les morts "dont Dieu seul connaît la foi -à tous ceux qui ont quitté ce monde et dont lui seul connaît la droiture".

En ce 2 novembre, Jour de la mémoire chrétienne sans frontières, nous nous souvenons d'abord des défunts de nos familles, de nos Parents et de nos proches, de nos amis et de nos bienfaiteurs -et aussi de tous ceux qu'on oublie. En allant fleurir les tombes de ceux et celles que nous avons aimés et connus, pourquoi ne pas fleurir aussi les tombes oubliées ? Le sens de cette démarche, le symbole de ces fleurs (en d'autres pays, ce sont des cierges, des lumières) ? Elles expriment notre gratitude, la fidélité de notre affection et l'espérance de se rejoindre par-delà la mort dans la Vie qui ne finira pas, dans la Maison du Père. "Ils revivront, par le Souffle de Dieu, les ossements desséchés" proclamait le prophète Ézékiel, au temps de l'Exil. De cette espérance de la Vie Éternelle, une grand'mère disait au moment de sa mort, de son "passage"… : "Ne pleurez pas, je pars vous attendre…ne manquez pas le rendez-vous !" Et un jeune avait noté sur son agenda, comme par prémonition, la veille de sa mort dans un accident : " Contre la mort, il n'y a qu'un remède ! c'est de vivre chaque jour, de manière im-mortelle !" (Une citation du Père Sertillanges).