Lieu de pèlerinage important en Alsace, le sanctuaire Notre-Dame de Thierenbach à Jungholtz, dédié à la Vierge Marie, accueillera les deux messes en plein air du 15 et du 17 août.
Passé le dernier virage en sortant du village de Jungholtz, dans le Haut-Rhin, l’oeil est immédiatement attiré par le clocher d’une église de style baroque. C’est la basilique Notre-Dame de Thierenbach. Un étang s’étend en contrebas d’un vaste parking, preuve de l’affluence que connaît ce lieu de pèlerinage. « Il fait rêver, au calme, bordé de forêt. Bucolique, il dit la grandeur et la beauté de la nature », témoigne Patrick Koehler, recteur de la basilique.
Un prieuré clunisien
Fondé au XIIe siècle, le lieu était au départ un prieuré rattaché à Cluny. Au XVe siècle, l’église a été agrandie pour accueillir les pèlerins de plus en plus nombreux. L’église d’origine est détruite en 1700 puis reconstruite entre 1719 et 1723 par l’architecte autrichien Peter Thumb, qui a également érigé l’église abbatiale d’Ebersmunster dans la région.
Dévotion à la Vierge Marie
La sainte patronne de Thierenbach n’est autre que la Vierge Marie. Vers 1670, un ancien novice chez les Capucins de Soultz était devenu fou, il menait une vie d’errance lorsqu’on lui mit les fers aux pieds et aux mains. Détenu à Ribeauvillé, il réclamait d’aller prier à Thierenbach. Devant la Pietà, il a retrouvé la raison. Ce miracle a donné une plus grande visibilité au pèlerinage de Thierenbach. Des centaines d’ex-voto témoignent de la grande ferveur du lieu et de la dévotion à la Vierge Marie.
Et la fréquentation varie entre plusieurs dizaines de fidèles et plusieurs centaines, selon les saisons et les fêtes. « Ce sont des naufragés de la vie. Éprouvés par des épreuves médicales, familiales ou sentimentales, ils viennent en pèlerinage pour prier et demander de l’aide. D’autres reviennent pour remercier la Vierge Marie, » explique Patrick Koehler.
Les messes en plein air seront célébrées au bas du parvis, sur l’autel en grès des Vosges. « Telle une cathédrale de verdure pour vivre la liturgie au contact de la grandeur de la nature », conclut le recteur.