En réponse à l’onde de choc provoquée par le journal Libération puis l’AFP, qui révèle la
présence d’un prêtre condamné pour agression sexuelle dans une messe télévisée, le
producteur du Jour du Seigneur, Fr. Thierry Hubert dit sa désolation et tient à repréciser le
positionnement et la mobilisation du Jour du Seigneur face à la pédocriminalité.

« Depuis trois ans, le CFRT et les équipes du Jour du Seigneur ont voulu inscrire comme
un sujet régulier et important celui de la pédocriminalité et des abus sexuels ou spirituels
dans l’Eglise. Avant la messe télévisée, de nombreux plateaux ont invité et donné la
parole aux victimes et aux associations de soutien et d’écoute. Jean Marc Sauvé,
président de la CIASE, a été invité de l’émission le 10 octobre dernier.
Avec la mise en place de la CIASE, une série de trois documentaires de 26 minutes a été
réalisée par Marie Viloin : A l’écoute des victimes et La réparation , diffusés à l’été 2020,
puis un troisième film, Une alliance pour la vérité , qui sera diffusé le 14 novembre
prochain.

Le Jour du Seigneur a été alerté mercredi dernier, par une journaliste de Libération, de la
présence d’un prêtre condamné pour agression sexuelle sur mineur en 2007 lors de la
messe télévisée du 24 octobre à Asnières-sur-Seine. Aucune information ou alerte
n’avait été communiquée à l’émission et ses équipes en amont par le diocèse. La
présence de ce prêtre, nous le comprenons bien, apparaît blessante vis-à-vis des
victimes et de leurs souffrances. Nous déplorons avec consternation cette situation.

Précisons que depuis 2 ans maintenant, au sujet de la messe télévisée, une procédure a
été revisitée et strictement appliquée lors de la messe du 24 octobre.
En amont, avant que ne démarre le travail avec la paroisse et les équipes du Jour du
Seigneur et de France télévisions, le CFRT demande au vicaire général du diocèse - le
bras droit de l’évêque -, de valider ou non le projet de célébration dans le lieu précisé. Il
appartient à ce dernier de juger du bien-fondé de la demande et de sa faisabilité
suivant les particularités du lieu et des personnes. Il ne nous appartient pas de connaître
la raison d’un refus éventuel. En cours de préparation, le CFRT sollicite ensuite l’accord de
l’évêque après avoir précisé celui obtenu par son vicaire général.

Suite à l’absence d’informations en amont de la messe du 24 octobre, Le Jour du
Seigneur mettra en œuvre une vigilance particulière pour la production des prochaines
messes télévisées. Le Jour du Seigneur poursuivra dans les mois à venir et en 2022 le suivi du travail de
l’Eglise et de sa réforme, à travers son magazine, ses documentaires ou les messes
diffusées en direct.

Le Jour du Seigneur voudrait enfin avoir une pensée pour les personnes qui ont entrepris
le difficile chemin de libérer leurs paroles de victimes et qui s’en sont ouvert à lui. Nous
mesurons la blessure que les images de la messe du 24 octobre viennent ouvrir. Nous
leur disons à nouveau combien nous sommes à leurs côtés »

Frère Thierry Hubert, o.p.
Producteur du CFRT/Le Jour du Seigneur

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