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De 1830 à 1962, durant toute la période dite "de l’Algérie française", les Églises catholiques et protestantes ont travaillé avec le régime colonial. Pourtant, depuis l’indépendance du 5 juillet 1962, le christianisme a su garder une place singulière en Algérie. Cette légitimité, les Églises la doivent avant tout à l’engagement d’une minorité de chrétiens qui, entre 1954 et 1962, se sont peu à peu positionnés en faveur de l’indépendance algérienne, bravant les autorités militaires, coloniales et religieuses.
Ils s’appellent Stanislas Hutin, Nelly Forget, André Angsthelm, Pierre Colonna, Francine Rapiné, Marguerite Carbonare. Ils étaient missionnaires, travailleurs sociaux, médecins, enseignants, étudiants... Choqués par l’usage de la torture et par les conditions de vie des Algériens, ils se sont engagés au nom de l’Évangile avec d’autres figures chrétiennes : Mgr Duval, le pasteur Mathiot ou André Mandouze... en faveur de l’indépendance de l’Algérie. Un engagement qui a fait bouger les lignes politiques du conflit et fracturé les Églises en deux camps asymétriques - les uns opposés à l’indépendance, les autres, en sa faveur.
Par des témoignages bouleversants, l’analyse d’historiens et des images d’archives inédites, le film Les veilleurs de l’Évangile, des chrétiens dans la guerre d’Algérie raconte l’histoire de ces chrétiens anonymes.

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