Monique vient du grec monos, qui signifie seul.

 

Monique est née à Thagaste, aujourd'hui Souk-Ahras en Algérie, de famille berbère, en l'année 332. Elle dut épouser un homme violent et débauché ; par sa foi chrétienne et sa patience, elle parvint à le convertir au Christ. Ils eurent trois enfants. L'aîné Augustin était un surdoué mais il sera surtout l'enfant des larmes de sa mère. Elle fut désolée, pendant de longues années, par son inconduite et son instabilité. Il avait pris une concubine et était fasciné par les modes et les sectes de son époque, oubliant les supplications de sa mère. À force de prière et de persévérance, Monique aura l'immense joie de participer enfin au retour et au baptême de son fils prodigue.

À travers les écarts de sa vie et de sa pensée, le futur saint Augustin d'Hippone était un passionné de la recherche de la vérité. Le problème du mal le hantait, sans que la Bible lui apporte encore la lumière. Brillant rhéteur, séduit par la doctrine du Manichéisme, il enseignait depuis neuf ans à Carthage. Il quitta l'Afrique du nord pour s'établir à Milan. Sa mère Monique le rejoignit. Là vivait et témoignait un grand évêque, Ambroise ; il va retourner complètement l'expérience d'Augustin.

Le jour de Pâques 387, Augustin, au terme d'un long cheminement de plus de douze ans, est baptisé dans le Christ par Ambroise. Sa mère Monique l'accompagne ensuite dans son retour en Afrique. C'est au port d'Ostie, près de Rome, qu'elle achève son itinéraire terrestre. Dans l'échange des coeurs, rapporté par les "Confessions", la mère et le fils sont parvenus à une telle union d'amour en Dieu "où la vie se confond avec la Sagesse incréée", que la mort ne pourra jamais les séparer. Monique sera inhumée à Ostie. Au XVe siècle ses restes seront transférés en l'église Saint-Augustin à Rome.