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Le beau prénom de Catherine vient du grec "pur" (katharos, nom repris par les hérétiques Cathares ; à noter que Luc veut également dire "pur" : leukos).
De nombreuses saintes ont illustré ce prénom : Catherine d'Alexandrie, Catherine de Suède, Catherine de Sienne. Qui ne connaît la rue du Bac et la Chapelle de la "Médaille miraculeuse" ? Celle que nous fêtons aujourd'hui était une simple paysanne sans instruction. Née en Bourgogne en 1806, Catherine Labouré entre dans la congrégation des Filles de la Charité fondée par saint Vincent de Paul. Dès le début de sa formation religieuse, elle fut favorisée d'une vision de la Vierge Marie lui donnant mission de faire graver et de répandre une médaille comportant, en référence aux Coeurs de Jésus et de Marie, la lettre M surmontée de la croix.
Du noviciat de Paris où elle entre en 1830 à l'hospice d'Enghien (où elle mourut le 31 décembre 1876), Catherine gardera le secret sur l'événement qui la fit entrer, à 24 ans, dans l'histoire de la spiritualité chrétienne.
L'étonnant, le miraculeux, allait être la diffusion extraordinaire de cette médaille à des millions d'exemplaires, dans le monde entier. Ce n'est qu'après la mort de soeur Catherine qu'on apprit que c'était elle, "la voyante de la rue du Bac". Ainsi, pendant 45 ans, modeste et effacée, femme de foi et de prière, Catherine Labouré passa tout son temps à soigner malades et vieillards, à accueillir pauvres et immigrés. Elle cacha même des gendarmes évadés pendant les événements de la Commune.
L'un des cas les plus marquants de la dévotion à la "Médaille miraculeuse" fut la conversion d'Alphonse de Ratisbonne, d'origine juive, qui fondera la congrégation de Notre-Dame de Sion avec son frère.