Chant d’entrée

Seigneur avec toi nous irons au désert,
poussés comme toi par l’Esprit
Seigneur avec toi nous irons au désert,
poussés comme toi par l’Esprit
Et nous mangerons la Parole de Dieu,

Et nous choisirons notre Dieu,
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Nous vivrons le désert avec toi.

Seigneur, nous irons au désert pour guérir,
Poussés comme toi par l’Esprit,
Seigneur, nous irons au désert pour guérir,
Poussés comme toi par l’Esprit,
Et tu ôteras de nos cœurs le péché,

Et tu guériras notre mal,
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Ô Vivant qui engendre la Vie !

Seigneur, nous irons au désert pour prier,
Poussés comme toi par l’Esprit,
Seigneur, nous irons au désert pour prier,
Poussés comme toi par l’Esprit,
Et nous goûterons le silence de Dieu,

Et nous renaîtrons dans la joie,
Et nous fêterons notre Pâque au désert :
Nous irons dans la force de Dieu.


Première lecture (Gn 2, 7-9 ; 1-7a)

Lecture du livre de la Genèse

Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant. Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé. Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Or le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : ‘Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin’ ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ »
Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux,
connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus.

Parole du Seigneur.
Nous rendons grâce à Dieu


Psaume 50

Pitié Seigneur, car nous avons péché

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Pitié Seigneur, car nous avons péché

 

Deuxième lecture (Rm 5, 12-19)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères, nous savons que par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et que par le péché est venue la mort ;  et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, étant donné que tous ont péché. Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde, mais le péché ne peut être imputé à personne tant qu’il n’y a pas de loi.
Pourtant, depuis Adam jusqu’à Moïse, la mort a établi son règne, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam. Or, Adam préfigure celui qui devait venir.
Mais il n’en va pas du don gratuit comme de la faute. En effet, si la mort a frappé la multitude par la faute d’un seul, combien plus la grâce de Dieu s’est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
Le don de Dieu et les conséquences du péché d’un seul n’ont pas la même mesure non plus : d’une part, en effet, pour la faute d’un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d’autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification. Si, en effet, à cause d’un seul homme, par la faute d’un seul, la mort a établi son règne, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes.
Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l’accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie. En effet, de même que par la désobéissance d’un seul être humain la multitude a été rendue pécheresse, de même par l’obéissance d’un seul la multitude sera-t-elle rendue juste.

Parole du Seigneur.
Nous rendons grâce à Dieu

 

Acclamation de l’Évangile

Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant
Gloire à toi Seigneur

L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant
Gloire à toi Seigneur

 

Évangile (Mt 4, 1-11)

Le Seigneur soit avec vous.
Et avec votre esprit.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Gloire à toi Seigneur.

En ce temps-là, Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim. Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. » Alors le diable le quitte. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

Acclamons la Parole de Dieu.
Louange à toi, Seigneur Jésus.

 

Prière universelle

Au désert Jésus ne cesse d’être tourné vers le Père. Il se reçoit du Père. Baptisés, nous sommes les frères de Jésus et les enfants du Père. Tournons-nous vers lui et en toute confiance prions-le afin que l’univers entier bénéficie davantage des richesses du mystère du Salut.

Pour les chrétiens de Chine, recommandés à notre prière par le pape François. Donne-leur de persévérer dans la fidélité à l’Évangile et de grandir dans l’unité.

Pour les personnes atteintes dans leur corps, leur cœur et leur esprit. Donne-leur de percevoir dans les moments de découragement l’espérance offerte en Jésus-Christ.

Pour les personnes vivant dans les pays où l’adoration du Mauvais fait tant de victimes. Donne à chacun de se tourner vers le prince de la Paix.

Pour les jeunes de nos communautés. Donne-leur d’être contagieux de la grâce du Christ auprès de ceux qu’ils rencontrent sur leurs chemins.

Pour les responsables politiques et tous nos concitoyens. Donne-nous d’entendre l’appel à recevoir la Vie comme un don du Seigneur.

Pour les catéchumènes du diocèse de Rennes, et des autres diocèses. Donne-leur d’accueillir l’appel décisif comme une invitation à laisser grandir en eux la vie de Jésus Ressuscité.

Pour tous ceux qui viennent au désert en ce dimanche, avec leurs joies et peines. Donne à tes enfants d’entendre l’appel à choisir la Vie offerte en Jésus.

Regarde avec bonté, Seigneur,
Le peuple qui se confie en ta miséricorde ;
Et comme il ne peut subsister sans toi,
Soutiens-le maintenant de tes bienfaits
Pour qu’il progresse jusqu’à l’éternité.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

 

Chant final

L’heure est venue de l’exode nouveau !
Voici le temps de renaître d’en-haut !
Quarante jours avant la Pâque,
Vous commencez l’ultime étape.

Vivons en enfants de lumière
sur les chemins où l’esprit nous conduit :
que vive  en nous le nom du Père !

L’heure est venue de sortir du sommeil !
Voici le temps de l’appel au désert !
Allez où va le Fils de l’homme.
La joie de Dieu sur lui repose. 

Vivons en enfants de lumière
sur les chemins où l’esprit nous conduit :
que vive  en nous le nom du Père !

L’heure est venue de grandir dans la foi !
Voici le temps de la faim, de la soif !
Gardez confiance, ouvrez le Livre.
Voici le pain, voici l’eau vive !

Vivons en enfants de lumière
sur les chemins où l’esprit nous conduit :
que vive  en nous le nom du Père !

L’heure est venue d’affermir votre cœur !
Voici le temps d’espérer le Seigneur !
Il est tout près, il vous appelle.
Il vous promet la vie nouvelle.

Vivons en enfants de lumière
sur les chemins où l’esprit nous conduit :
que vive  en nous le nom du Père !