Textes et chants de la messe célébrée depuis la basilique Saint-Martin à Tours (Indre-et-Loire) le dimanche 11 septembre 2016
24e dimanche du temps ordinaire

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Entrée

Jubilez ! Criez de joie ! / Frère Jean-Baptiste du Jonchay

R/ Jubilez ! Criez de joie ! Acclamez le Dieu trois fois saint !
Venez le prier dans la paix, témoigner de son Amour.
Jubilez ! Criez de joie ! Pour Dieu, notre Dieu.

Saint Martin, rempli d’amour, couvre et réchauffe le pauvre,
c’est Jésus qu’il sert en lui, le plus humble de ses frères.

Saint Martin, ami de Dieu, caché dans la solitude,
se recueille auprès du Christ, à la source de la grâce.

Éclairé par la parole, dans le jeûne et la prière,
il combat contre le mal, par la croix de son Seigneur.

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1ère lecture

Lecture du livre de l’Exode (32, 7-11.13-14)
En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte. Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : ‘Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.’ » Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide. Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. » Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ? Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : ‘Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.’ » Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

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Psaume 50

Oui, je me lèverai / M. Wackenheim – Fensalas

Antienne : Oui, je me lèverai, et j’irai vers mon Père.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

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2e lecture

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée (1, 12-17)
Bien-aimé, je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère, moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ; la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus. Voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs. Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle. Au roi des siècles, au Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles. Amen.

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (15, 1-32)
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !’ Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : ‘Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue ! »  Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit.’
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : ‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’ Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : ‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’ Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : ‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’ Mais le père dit à ses serviteurs : ‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à festoyer. Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : ‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’ Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : ‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’ Le père répondit : ‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

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Prière universelle

R/ En ta tendresse, écoute nos prières.

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Chant de communion

Misericordes sicut Pater ! (Hymne de la miséricorde) / Eugenio Costa / Paul Inwood

R/ Misericordes sicut Pater !
Misericordes sicut Pater !

Rendons grâce au Père, car il est bon,
in aeternum misericordia eius.
Il créa le monde avec sagesse,
in aeternum misericordia eius.

Tout vient de lui, tout est à lui,
in aeternum misericordia eius.
Ouvrons nos cœurs aux affamés et aux assoiffés,
in aeternum misericordia eius.

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Hymne à saint Martin

Disciples de Saint Martin / Marc Henric

R/ Certains hommes marquent leur temps,
en affirmant leur différence.
Certains hommes marquent leur temps,
en affirmant leur Foi.
Certains hommes tendent les mains,
voient au-delà des apparences.
Soyons témoins de cette espérance,
soyons disciples de saint Martin.

Tu as le pouvoir de soigner ta vie,
d’améliorer ce qui ne va pas.
Tu as le pouvoir de combler ta vie,
semer le bonheur autour de toi.

Quand saint Martin, par une nuit humide,
croisa la route d’un miséreux,
il n’avait avec lui que ses armes et sa chlamyde,
il découpa son manteau pour deux.

Qu’il soit bandit, arrogant ou cupide,
l’Homme avant tout est un être humain.
Saint Martin, en parlant, abreuva des cœurs arides,
sut leur ouvrir un nouveau chemin.

Tu as le pouvoir de choisir ta vie,
d’aller où l’on ne t’attendait pas.
Tu as le pouvoir de changer ta vie,
d’aller vers celui qu’on ne voit pas.

D’autres avant toi ont d’abord dû se battre
pour affirmer leurs convictions.
Engagé dans l’armée et forcé de combattre,
Martin a choisi de dire non.