Cette semaine s’ouvre le Synode sur les jeunes, la foi et le discernement de la vocation à Rome. Choisi pour représenter la France, l’évêque auxiliaire de Lyon nous parle des enjeux pour la jeunesse et l’Église, en tant qu’institution.

Les jeunes ont des difficultés avec les institutions. L’Église, comme les autres.” C’est le constat que pose MGR Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon. Choisi pour porter la voix de la jeunesse française au Synode des jeunes, il nous confie dans cette interview son point de vue sur les enjeux du Synode.

Pour MGR Gobilliard, il y a une “soif de profondeur spirituelle chez les jeunes”, et toute la question du Synode sur les jeunes, la foi et le discernement de la vocation sera de savoir comment les jeunes peuvent vivre “l’Église comme une famille, et pas comme une institution“. Pour le plus jeune évêque présent au Synode, il y a “quelque chose à guérir de la relation (ndlr : entre les jeunes et l’Église) pour que ce ne soit plus une relation binaire“.

À quoi faut-il donc s’attendre au cours de ce synode ? À beaucoup de surprises. Au-delà de la parole du Pape, “qui nous surprend toujours” note MGR Gobilliard, le choix du Pape François d’avoir quatre présidents-délégués issus de conférences épiscopales non-européennes (Papouasie-Nouvelle-Guinée, Madagascar, Irak et Birmanie) devrait créer un mouvement, une rencontre “entre des mondes différents, entre une Europe assez vieille, qui a beaucoup porté une responsabilité dans l’Église, et une nouvelle dimension de l’Église, qui s’ouvre davantage vers les continents qu’on connaît moins.