Retrouvez dès le dimanche 18 février, dans le cadre de notre série documentaire de Carême “Ecrivains spirituels, la foi d’écrire“, notre premier film. Il est consacré cette semaine à Christian Bobin.

 

“Christian Bobin, la grande vie” : Un film documentaire réalisé par Claude Clorennec (2017, 26 min)

Résumé du documentaire : Claude Clorennec retranscrit dans ce documentaire l’extrême délicatesse de l’écrivain Christian Bobin. Fils d’un père dessinateur à l’usine Schneider du Creusot et d’une mère calqueuse, son oeuvre puise dans les souvenirs de son enfance, marquée par la solitude et l’atmosphère des hauts fourneaux. Les bruits des vélos des ouvriers à la sortie de l’usine, le rythme des marteaux pilons, nourrissent l’imaginaire de Christian Bobin, qui porte sur le travail un regard distancié. « Ivrognes de l’efficacité », les hommes justifient leur existence par le travail et demeurent prisonniers des apparences, niant leur pudeur, leur sensibilité. Christian Bobin écrit pour cette « majorité taciturne qui mange sa vie en silence, qui traverse sa vie sur la pointe des pieds ».

 

 

L’auteur Christian Bobin : Il vit au cœur d’une forêt et passe ses heures dans les livres. Fidèle à sa Saône-et-Loire natale, Christian Bobin est un amoureux du silence et des roses. Cet ancien infirmier en psychiatrie vient de publier “Un bruit de balançoire” (L’Iconoclaste, 2017). Le titre ténu laisse deviner la délicatesse d’un anti-mondain, contemplatif et familier des formes brèves. Christian Bobin recherche « un langage aussi puissant, aussi fort, aussi vibrant qu’un pré sous le soleil ». Sans doute, a-t-on déjà lu son “Très-Bas” (Gallimard Folio, 1995), un récit dépouillé inspiré par la vie de saint François d’Assise. Récompensé par le prix des Deux Magots, ce classique de la littérature contemporaine a également reçu le grand prix catholique de littérature.

Magali Michel

Son dernier ouvrage : “Un bruit de balançoire” (éditions de l’Iconoclaste, 2017)

Quatrième de couverture : Sa vie, c’est d’écrire. À la main, toujours. D’un seul souffle, Christian Bobin compose un livre entièrement fait de lettres. Chacune est rare, précieuse. Elles sont adressées à sa mère, à l’ami, à un nuage, à une sonate. Au poète Ryokan aussi, ce moine et ermite japonais, génie de l’enfance. La lettre est ici le lieu de l’intime, l’écrin des choses vues et aimées. Elle célèbre le simple, le miracle d’exister. Et d’une page à l’autre, nous invite au recueillement et à la méditation.