Le génocide en 1994 au Rwanda a causé la mort de 800 000 personnes. Il y a une dizaine d’années,  pour désengorger les prisons surpeuplées, les inculpés ont été encouragés à se repentir et à demander pardon aux familles afin de bénéficier d’une libération provisoire. Ainsi de nombreux prisonniers sont retournés dans leur village d’origine, là où vivent aussi les rescapés du génocide. Assassins et victimes ont dû apprendre à revivre ensemble. Les églises catholique, protestante ou pentecôtiste ainsi que les associations religieuses ont participé à leur manière au processus de réconciliation

« Rwanda, l’impardonnable ? » – Un documentaire de Benoît Guillou et Michel Carrier de 2005.

Le 20 mars dernier, le pape François a reçu en audience le président rwandais Paul Kagame. Il « a exprimé sa profonde tristesse, celle du Saint-Siège et de l’Église, pour le génocide contre les Tutsis, et a exprimé sa solidarité avec les victimes et ceux qui continuent à subir les conséquences de ces événements tragiques ». Le pape a demandé « le pardon de Dieu pour les péchés et les échecs de l’Église et de ses membres, y compris les prêtres, les religieux et les femmes qui ont succombé à la haine et à la violence, trahissant leur mission évangélique ». A la suite de Jean-Paul II, le Pape espère que cette reconnaissance contribue à « purifier la mémoire » et à « promouvoir avec espoir et une confiance renouvelée un futur de paix ».