Le jour du seigneur

Revoir les documentaires de notre série de Carême sur les écrivains spirituels

Carême
Après leur diffusion, retrouvez-sur cette page les cinq documentaires de notre collection carême, consacrée aux écrivains spirituels.

Série Carême 1/5 : « Christian Bobin – La grande vie » – Bande annonce

Christian Bobin vit au coeur d’une forêt et passe ses heures dans les livres. Fidèle à sa Saône-et- Loire natale, Christian Bobin est un amoureux du silence et des roses. Cet ancien infirmier en psychiatrie vient de publier Un bruit de balançoire. Le titre ténu laisse deviner la délicatesse d’un anti mondain, contemplatif et familier des formes brèves. Christian Bobin recherche « un langage aussi puissant, aussi fort, aussi vibrant qu’un pré sous le soleil ». Sans doute, a-t-on déjà lu son Très-Bas, un récit dépouillé inspiré par la vie du Poverello. Récompensé par le prix des Deux Magots, ce classique de la littérature contemporaine a également reçu le grand prix catholique de littérature.

Série Carême 2/5 : « Les Lumières de Christiane Rancé »

Le film « Écrire pour dire ce que je ressens du monde et de moi-même. » C’est ainsi que Christiane Rancé définit, au début de ce documentaire, son « état » d’écrivain. Pierre Lane tente d’approcher dans ce portrait de l’auteure, ce qui fait sa singularité. Certaines personnalités constituent les sujets de ses biographies spirituelles, comme Simone Weil, Léon Tolstoï ou Thérèse d’Avila. Certains lieux marquent également de leur empreinte la pensée de Christiane Rancé : les côtes bretonnes, la cathédrale Saint-Bertrand-de-Comminges, où elle aimait se rendre avec sa soeur défunte. Foi et souffle créatif semblent se confondre, à la fois réponses à la mort, à la solitude, tentatives de comprendre son propre chemin. La nature et l’enfance apparaissent comme des sources inépuisables d’inspiration, permettant à l’écrivain de puiser au coeur de l’émotion, de l’âme, du rythme du temps, pour « ressaisir » le réel.

Série Carême 3/5 : « Dans la forêt – Alain Auderset »

Amalia Escriva nous fait entrer dans l’univers d’Alain Auderset à travers le regard d’une jeune lectrice, Artémis. Romancier et dessinateur de bandes dessinées, Alain Auderset est l’auteur d’une oeuvre protéiforme, inspirée par ses promenades en forêt. C’est là qu’il trouve la respiration nécessaire à son activité créatrice, là qu’il ressent la puissance du contact avec Dieu. La forêt représente à la fois la transcendance et le monde secret de l’artiste, qui ne se contente pas de créer mais ouvre au contraire son coeur à un public pluriel, familles, adolescents, personnes incarcérées, qui trouvent dans ses livres le chemin vers leur propre richesse intérieure. L’auteur Il vit dans les collines boisées du Jura-Bernois. Cet artiste suisse s’est illustré par un premier prix au festival de la bande dessinée chrétienne d’Angoulême. Mais sa plus belle distinction, c’est un abondant courrier des lecteurs. Ce prolixe bouscule les idées reçues. Protée prosélyte, Auderset est aussi humoriste, guitariste, showman. « Je dis toujours que j’écris avec Dieu et qu’on est amis », confie-t-il. Positif et joyeux, Auderset a trouvé la source. Rien n’arrête plus ce père de famille quand il s’agit de partager sa foi en image et sur les planches.

Série Carême 4/5 : Sylvie Germain – La part de l’autre

C’est dans sa maison à Auxerre que Claire Jeanteur nous fait découvrir Sylvie Germain, auteure d’une oeuvre abondante traversée par la question fondamentale posée par Dostoïevski dans Les Frères Karamazov : « Si Dieu n’existe pas, alors tout est permis ? ». Tissant dans ses écrits un univers imaginaire étrange entre le réel et le rêve, elle se tient au carrefour de la philosophie et de l’imaginaire, poursuivant un questionnement récurrent sur l’énigme du mal. Sylvie Germain considère l’écriture comme un combat à la fois dérisoire et essentiel, « une digue de papier contre un océan de silence ». Marquée par les horreurs des deux guerres mondiales, elle voit dans l’acte d’écrire une manière de lutter contre l’oubli. Le processus créatif, la gestation de l’oeuvre, ont à voir avec la foi. Entre les mots se devine la présence dérobée de Dieu, vide, appel, manque, lueur qui préexiste avant la nuit, qui attend notre regard pour sortir de l’invisibilité. L’écrivain  Sylvie Germain aurait aimé écrire sous X sans que ses lecteurs ne sachent rien de sa vie d’écrivain. Rattrapée par la notoriété, la romancière est comme les hydres. Elle porte plusieurs têtes imaginaires. Dans son formidable univers romanesque, cette disciple d’Emmanuel Levinas poursuit un questionnement mené jusque-là par les chemins de la philosophie. Sa fiction porte aussi l’empreinte de Prague et de la Bohême. Après un premier roman publié en 1984, son oeuvre forte et singulière se décline en plus de trente romans et essais marqués par l’aspiration à un au-delà du réel et une quête du sens métaphysique des souffrances humaines. Il y est question de la misère et du mal qui habitent l’univers. Mais souvent chez Sylvie Germain, une illumination donne sens aux malheurs et aux humiliations.

Série Carême 5/5 : Eric de Rus, poète de la présence

Son accent chantant par lequel il prononce chaque syllabe est déjà une invitation au voyage. Un voyage un peu spécial puisqu’il s’agit de poésie. Natif de Toulouse et résidant à Saint-Gaudens dans les Pyrénées, Éric de Rus est, parmi nos poètes et philosophes contemporains, celui qui explore sans doute le mieux les contrées mystiques. Les montagnes qui l’entourent, le bruissement des feuilles des arbres, les couleurs et agitations de l’océan sont pour lui autant de signes de la présence de Dieu sur terre. Autre présence importante pour cet écrivain, son épouse Catherine, qui est à la fois l’amour de sa vie, sa confidente et son âme soeur. Une relation qui s’est intensifiée il y a une vingtaine d’années au moment où Éric luttait contre un cancer. Au cours de ces années, alors que la mort semblait si proche, Éric de Rus a un jour ressenti une mystérieuse « joie ». Un instant indélébile qui a changé sa vision de la vie et qu’il exprime depuis avec de l’encre. Le poète Éric de Rus offre l’asile de la parole à la divine présence de Dieu partout présent. Sa poésie naît selon ses mots d’un contact avec ce qu’il y a de plus puissant et de plus ténu à la fois : la Vie invincible dont le tintement est de fin silence. Dans une coloration carmélitaine, l’oeuvre poétique de cet intellectuel cueille la vie dans sa fragilité bouleversante et sa beauté éphémère. Éric de Rus est marié. Il enseigne au Centre Madeleine Daniélou à Rueil-Malmaison. Ses publications concernent la pensée d’Edith Stein, la démarche artistique et l’expression poétique de la Présence. D’une humilité non feinte, cet agrégé de philosophie sait partager son émerveillement pour un je-ne-sais-quoi qui échappe infiniment. C’est cette impossibilité de saisir la Présence bien-aimée qui éveille son chant poétique.

Pour aller plus loin

Série du Carême “Ecrivains spirituels” (1/5) : qui est Christian Bobin ?

En savoir plus +

Série du Carême “Ecrivains spirituels” (4/5) : qui est Sylvie Germain

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Série du Carême “Ecrivains spirituels” (2/5) : qui est Christiane Rancé ?

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Anonyme

[…] Ce dimanche 11 mars,  dans le cadre de notre série documentaire de Carême « Ecrivains spirituels, la foi d’écrire », notre quatrième film-documentaire est consacré à Sylvie Germain. Revoir le documentaire ici en replay […]


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