Dimanche 26 août, Le Jour du Seigneur rediffuse un documentaire sur Madeleine Delbrêl. Réalisé pour le centenaire de sa naissance (Madeleine Delbrêl est née en 1904 et morte en 1964), il s’inscrivait dans une collection du Jour du Seigneur sur les grandes figures spirituelles. 4 ans plus tard, en janvier dernier, le pape François reconnaissait les vertus héroïques de cette figure du christianisme social. Une étape importante vers la béatification de l’assistante sociale d’Ivry.

Ce documentaire rassemble les témoignages de ceux qui l’ont connue : chrétiens et communistes, illustrés de nombreux documents d’archives. “La vie de Madeleine Delbrêl est une vie de passion : passion pour la vie, passion pour l’amour, passion pour le Christ et l’Evangile”, raconte la note de ce documentaire. “Profondément athée à l’age de 15 ans, elle se passionne pour la philosophie, écrit des poèmes pour finalement se convertir : avouant qu’elle ne peut pas laisser Dieu dans l’abandon.

 

En 1933, elle prend l’initiative de vivre à Ivry et y demeure jusqu’à sa mort en octobre 1964. C’est dans cette ville qu’elle découvre le prolétariat et le marxisme mais aussi l’absence et le silence de l’Eglise dans ce monde ouvrier (dans les années trente, il est inconcevable de penser à un quelconque rapprochement entre chrétiens et communistes). Madeleine Delbrel décide de vivre l’Evangile dans la cité « rouge » aux trois cents usines en plein fief du Parti communiste. Elle est missionnaire là où le seul «credo» est celui du marxisme. Sans confondre l’émancipation du prolétariat avec l’idéal évangélique, Madeleine est de tous les combats, aux côtés des communistes, pour la justice et pour les pauvres.”

On ne saurait trop recommander de regarder ce documentaire. Il nous donne à découvrir – pour ceux qui ne la connaissent pas – ce visage contemporain de femme voulant vivre concrètement l’Evangile. Une première immersion dans sa pensée, avant de se plonger dans ses écrits car là se révèle tout ce qui habite Madeleine Delbrêl et l’on y découvre aussi son humour.

“Seigneur, fais nous  vivre notre vie, non comme un jeu d’échecs où tout est calculé, non comme un match où tout est difficile, non comme un théorème qui nous casse la tête, mais comme une fête sans fin où ta rencontre se renouvelle, comme un bal, comme une danse, entre les bras de ta grâce, dans la musique universelle de l’amour. Seigneur, viens nous inviter !” Madeleine Delbrêl, “Nous autres gens des rues”