“J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité” dit l’apôtre saint Paul. Et il précise : “j’encourage  à faire ces prières ” à Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 1-8).

Nous entendrons ces mots au cours de la messe télévisée du 18 septembre prochain. Le diocèse de Verdun a souhaité qu’une messe soit célébrée avec les téléspectateurs en cette année où est commémoré le centenaire de la Bataille de Verdun. Et l’appel de saint Paul prend beaucoup de force : prier pour les chefs d’Etat, pour tous les hommes, pour que nous connaissions une vie calme.

Le souvenir de la Grande Guerre fait remonter les souffrances et l’horreur de la mort, mais la réconciliation, la fraternité, le pardon et la vie ont su reprendre le dessus. C’est ce que nous célébrerons. L’été que nous venons de vivre a fait monter en nous de la détresse, de la colère, de la peur et des questions. Le deuil a été semé ! La prière pour la paix restera-t-elle vive en nous ? La foi nous fera-t-elle dépasser le dénuement ? La guerre, ultime extrémité, est le sacrifice de ceux qui défendent leur pays, de ceux qui n’ont pas peur de son histoire et qui savent reconnaitre ce qui fait sa culture. La paix se fait ensuite pressante espérance de ceux qui croient que l’humanité est faite pour l’unité. Tout particulièrement de ceux qui croient que Dieu veux que tous les hommes soient sauvés.

Face à la guerre, et pour la paix, ayez le courage de mobiliser vos forces les plus profondes. Ayez le courage de la prière, laisse entendre saint Paul.

Frère Philippe Jaillot, o.p.