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Vendredi 16 Novembre à 14h00
Web TV - Les Conférences des Semaines Sociales
Les conférences de la journée inaugurale de la 82ème édition des Semaines Sociales étaient consacrées au changement climatique et ses conséquences. Devant une salle comble, Michel Camdessus, président d’honneur des Semaines Sociales, après un discours inaugural, laissait la place à Jean-Marc Jancovici, spécialiste du changement climatique et des questions énergétiques. Après la présentation du conférencier par Michel Camdessus, précisant que Jean-Marc Jancovici venait de rouler 30 kilomètres en vélo pour rejoindre La Défense, ce dernier pouvait commencer son exposé dans un style décontracté, et avec un ton direct. « Nous sommes tous des nababs », lance Jean-Marc Jancovici. Ce polytechnicien attire là l’attention de l’auditoire sur la quantité astronomique d’énergie que consomme chaque individu dans les pays riches. Avec un certain sens de la formule, il cite sans détour les bouleversements aux conséquences désastreuses pour le climat : une forte hausse de la population mondiale, l’augmentation de l’énergie consommée par personne, surtout pendant les Trente glorieuses… Pour Jean-Marc Jancovici, l’heure est grave, et il n’hésite pas à dire les choses : « Le Club de Rome s’était essayé à une mise en équation de la vie humaine. La prolongation du système dans lequel nous vivons, ce ne peut être que son effondrement. Car le système se nourrit de la dégradation du capital naturel." Au fond, ce que dit Jean-Marc Jancovici est aussi simple qu’effrayant : l’environnement est menacé, et les efforts que nous pourrons faire pour le protéger ne suffiront pas si on n’opère pas un changement fondamental du mode de fonctionnement de nos sociétés. Le message est clair : le fonctionnement de nos sociétés est par nature dangereux pour l’environnement. « Dès qu’il y a croissance, il y a augmentation des émissions de CO2 ». Jean-Marc Jancovici a livré une analyse d’une brutale vérité qui pourrait laisser croire au pessimisme. Mais il reste au contraire persuadé d’une possible amélioration de la situation, et a été très heureusement surpris du Grenelle de l’Environnement, dont Jancovici s’est félicité qu’il ait abordé la question de la taxe carbone.
Vers une hausse de 3° de la température moyenne ?Nicholas Stern poursuit son intervention avec des chiffres qui font froid dans le dos. Par exemple, d’ici à trente ans, l’émission de gaz à effet de serre, si elle se maintient à son rythme actuel, entraînera une hausse de la température moyenne d’environ trois degrés. Or une augmentation de cinq degrés rendrait la vie très difficilement supportable au niveau de l’Equateur. L’objectif serait de réduire les gaz à effet de serre de 60 à 90% d’ici à 2050. Stern cite également la lutte contre la déforestation comme autre enjeu majeur. |
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