Question à un prêtre

L'excommunication des divorcés ?

Divorce | Excommunication | Question à un prêtre | Yves combeau (o.p.)

Le dominicain Yves Combeau bat en brèche l'idée reçue selon laquelle l'Eglise empêcherait les divorcés de communier.

Titre original : Le divorce entraîne-t-il l'excommunication ?

Auteur : Sébastien LE RIGOLEUR

Réalisateur : Sébastien LE RIGOLEUR

Production : Le Jour du Seigneur

Présentation : Père Yves Combeau, o.p. Graphisme et illustration musicale : Aurélien Boeri

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  • Yves  Combeau o.p.

    mercredi 9 avril 2014 à 11h13 - Fr. Yves Combeau o.p. :

    Vous posez une bonne question Héloïse et comme vous le devinez déjà, il n'y a pas de réponse. Attention seulement au dernier point : saint Paul n'a pas abandonné sa femme parce qu'on ne lui connaît aucune femme ! Nulle part les Actes des Apôtres ni les lettres de Paul ne mentionnent une éventuelle épouse...

  • Rose Martin

    jeudi 23 janvier 2014 à 11h10 - Heloïse :

    Oui, j'ai compris que les divorcés, à condition de ne pas se remarier peuvent encore communier. Comme vous le dites, parce qu'à un moment le mariage est devenu sacrement et qu'un sacrement ne se délie pas.
    Un divorcé doit-il donc vivre en concubinage ou en pacs s'il veut toujours communier ? N'est-il pas plus "honnête" d'oser encore s'engager car pour moi le concubinage ou pacs est une situation bancale de personnes préférant ne jamais s'engager. Ainsi pas de mariage, pas de divorce.
    Dieu a dit "tu ne tueras pas" et pourtant un criminel repenti peut communier. Les malheureux en couple se retrouve moins pardonné par l'Eglise Catholique que les criminels. Pourtant il me semble aussi que St Paul a abandonné sa femme...

  • Yves  Combeau o.p.

    jeudi 2 janvier 2014 à 11h25 - Fr. Yves Combeau o.p. :

    Héloïse, le mariage religieux est plus ancien (XIe siècle, sinon avant), mais c'est un détail. Auparavant, l'Eglise prenait en compte le mariage civil, comme elle le fait toujours aujourd'hui. Ce n'était pas un sacrement, mais les règles morales étaient les mêmes.
    Je comprends votre question, mais attention à ne pas confondre divorce et remariage. Le divorce ne prive pas et n'a jamais privé de la communion (quoi qu'en pensent encore beaucoup de catholiques aujourd'hui). Surtout pas la victime, si victime il y a.

  • Rose Martin

    dimanche 15 décembre 2013 à 03h59 - Heloïse :

    Ce n'est qu'au XIIIè siècle qu'est apparu le mariage religieux, d'après le site. Avant cette date, point de mariage religieux, point de divorce et point d'excommunication si je suis cette logique. Qu'en était-i ?
    Ensuite, excommunié ne signifie-t-il pas "en dehors de la communion" c'est-à-dire "communion avec les frères et soeurs" en même temps que "communion" au corps et au sang du Christ. Quoique dans l'Eglise Catholique un fidèle ne communie qu'au pain et non au vin.
    A mon époque on se mariait jeune, sans avoir vécu en concubinage, sans connaître les vices de l'être humain et nous nous engagions pour la vie sans savoir vers quels déboires nous allions aller. Je veux parler de violences graves, infidélités répétées poussant celui qui ne pouvait plus supporter cet état au divorce. L’Église ne peut-elle pas considérer ces pauvres brebis comme des victimes plus que comme des coupables et les réinsérer dans le troupeau de la même façon que les autres ?

  • Yves  Combeau o.p.

    lundi 18 novembre 2013 à 10h30 - Fr. Yves Combeau o.p. :

    Bonne question ! Réponse pas simple... Parce qu'on estime que le remariage civil, qui est un acte public (il est publié à la mairie) est une façon de dire publiquement que le premier mariage ne valait pas, qu'il n'existait pas. Or l'Eglise, depuis que le mariage existe, considère que le mariage est un tout indissociable, civilo-religieux : par de mariage religieux sans mariage civil, et réciproquement. Par conséquent, cette négation du premier mariage est, elle-aussi, civilo-religieuse. Et donc elle remet (tacitement) en cause le mariage religieux. Vous objecterez sans doute que l'argument est un peu bizarre, surtout dans notre société où civil et religieux sont supposés distincts, mais il n'est pas illogique.

  • Photo défaut

    mardi 12 novembre 2013 à 12h12 - :

    Bonjour,Je comprends cette explication mais j'espère qu'un jour l'Eglise adoucira cette position. Une question reste pour moi en suspens: comment le fait de se remarier, qui est un acte civil, signifie-t-il que le sacrement de mariage est remis en cause?

  • Photo défaut

    jeudi 7 novembre 2013 à 11h19 - mamita :

    "tout ce que vous avez délié sur terre, sera délié au ciel" Si un prêtre vous donne le pardon et vous invite à communier en tant que divorcée remariez, pensez vous qu il a fait une faute ou qu il a simplement fait comme le Christ :
    pardonner. Le pardon existerait pour les assassins, les voleurs, les violeurs,
    (Saint Paul n a t il pas avant de devenir Saint tuer des Chrétiens Saint Augustin a t il eu une vie exemplaire avant sa conversion ) Le Seigneur a dit à la femme adultère : que celui qui n a jamais péché lui jette la première pierre. J ai l impression que l on ne se base pas sur les évangiles mais sur des traditions humaines / Que fait on du père prodigue ? Vaut il mieux divorcer , ne pas se marier et mener une vie de "patachon" sans se remarier
    Il est vrai que seul le Père est Miséricordieux . Amen

  • Yves  Combeau o.p.

    lundi 25 mars 2013 à 11h28 - Fr. Yves Combeau o.p. :

    Attention aux confusions : un prêtre criminel (l'abus sexuel est un crime) ne peut absolument pas célébrer ni recevoir de sacrement ! Pas plus qu'aucun fidèle... Le fait que certains le fassent ne signifie pas qu'ils en aient le droit... Ils aggravent leur cas, si j'ose dire.
    Pour la première remarque de Mlab49, la réponse tient dans la définition de la prêtrise. Contrairement à ce que beaucoup croient, le célibat ne fait pas partie des engagements du prêtre : c'est une règle supplémentaire, qui n'est pas valable partout (pas en Orient, pas chez les orthodoxes) et qui n'est pas une condition du sacrement. Par conséquent, bien que cela paraisse très bizarre, un prêtre peut être marié. La règle en Occident est qu'un prêtre qui se marie est "suspendu" de son ministère. Il ne l'exerce plus, mais il reste toutefois prêtre.

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