« Attention, ils débarquent ! » Qui ?
Nos enfants et nos petits-enfants, naturellement ! Et même nos arrière-petits-enfants. Pour quelques heures, quelques jours, quelques semaines… C’est l’été, le beau temps, les galopades dans le jardin, les
chagrins qu’un bonbon console. Et aussi les dîners en famille où il peut arriver que le ton fraîchisse, les désaccords sur l’éducation des enfants, les anciens agacements… Juillet et août peuvent être acrobatiques !
Nous sommes heureux de nous retrouver, mais nous appréhendons les efforts que nous aurons à fournir. Nous sommes des adultes ; nous avons assez d’expérience de la vie pour savoir que la vie en famille n’est
pas toujours aussi souriante que dans les clichés des magazines.
Fort bien ! Pourquoi ne pas faire de ces mois d’été l’occasion de nous exercer à la charité ? La charité, c’est-à-dire l’amour, un amour volontaire qui, comme le dit saint Paul, ne s’emporte pas, prend patience, espère tout, supporte tout. La charité demande des efforts, mais elle donne aussi de grandes récompenses.
Essayer de renouveler ou d’approfondir notre charité en famille est quelquefois compliqué par de vieilles mésententes, quelquefois gêné par des pudeurs ou des réflexes de défense, soit de notre part, soit de celle de nos proches. Il est long de désarmer nos coeurs ! Mais cela ne dispense pas d’essayer. Le Seigneur, qui voit nos intentions et sait qu’elles sont bonnes, ne pourra que nous aider.
L’été est aussi une bonne occasion de témoigner de notre foi, aussi bien en paroles qu’en actes. Ceux qui viennent dans notre maison viennent aussi partager notre vie. Quelle influence le simple fait que nous assistions à la messe peut avoir sur nos petits-enfants ! Même si nous sommes maladroits à en parler, vivre notre foi simplement, sans rien y rajouter, sans rien en retrancher, peut être une révélation pour ceux que nous aimons.
Venir les uns chez les autres le coeur et les mains ouverts, prêts à aider, à écouter, à patienter, à témoigner, c’est faire une « Visitation », moment de joie profonde.
L’été peut être un véritable exercice d’amour, heureux sinon facile ; un véritable temps d’apostolat, plus fertile que nous le croirions.
Au travail !
Et le Seigneur fera lever, avec les blés de juillet, l’amour que nous aurons semé.


