La suite du récit de son martyre est difficile à vérifier, bien que nous ayons deux lettres à ce sujet : l'une de saint Augustin et l'autre de Denys, évêque d'Alexandrie. Les voyous de la ville se seraient déchaînés contre un vieillard nommé Métras et deux chrétiennes, Quinta et Apolline, laquelle faisait partie des vierges consacrées. On commença par lui fracasser la mâchoire et lui briser toutes les dents. Mise ensuite devant un bûcher, on menaça de la brûler vive si elle ne répétait pas les injures proférées contre le Christ. Elle s'excusa poliment de ne pouvoir satisfaire ses bourreaux. Enfin, selon le témoignage de saint Augustin, Apolline, profita d'un moment d'inattention et, plus prompte que ses tortionnaires, courut se jeter dans les flammes du bûcher. L'iconographie populaire représente sainte Apolline martyre, avec des tenailles à la main, pour rappeler son supplice. On a fait d'elle la sainte guérisseuse des maux de dents. Elle fait partie de ces saints appelés "auxiliateurs", secourables. Ceux-ci sont souvent "spécialisés", à l'image de saint Blaise, cité le 3 février, guérisseur des maux de gorge.
